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Editos

L’agneau de Dieu, Lumière des Nations

 

L’homme et la femme modernes souvent rejettent l’idée de péché. Si jamais on commet une erreur, on blâme l’instinct, l’hérédité, l’environnement, l’inconscience ; ou encore, on accuse les autres pour cette faute : le gouvernement, la famille, le système, les conditions défavorables, etc.

Le mal est présent au milieu de nous, bien qu’au niveau de la rue on ne l’appelle pas «péché». Voici quelques exemples de ce qui, pour Jean, ferait parti du «péché du monde» : la violence gratuite et omniprésente, l’exploitation, la pauvreté, la faim, l’insécurité,  l’inégalité entre les hommes et les femmes, le manque de dialogue dans les familles, l’infidélité irresponsable, la séparation et le divorce qui punissent les enfants…l’orgueil, l’avarice, la cupidité, l’envie, le désir de dominer, la haine, la rivalité, la vengeance…

La Bible nous dit que le projet de Dieu est un projet de paix, de salut, de bonheur et qu’il concerne l’humanité tout entière. Jean Baptiste désigne Jésus comme «l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde», parce que par lui ce projet de salut et de paix devint possible.

Notre monde a soif d’une libération profonde qui ira au cœur du mal. Voici enfin celui qui doit “enlever” le péché du monde. Par l’action de l’Agneau, le monde longtemps blessé par l’injustice et la haine connaîtra sa vraie libération: il sera restauré dans l’amour du Père.

Baptême du Seigneur

 

Le temps de Noël se conclut avec la célébration de la venue des mages à la crèche (Épiphanie célébrée le dimanche 5 janvier) et le baptême du Seigneur (dimanche 12 janvier). A partir du lundi 13 janvier, l’Église reprend le cours du temps ordinaire en suivant Jésus dans les commencements de son ministère public en Galilée.

Le baptême de Jésus nous rappelle notre propre baptême. Les textes d’aujourd’hui soulignent le caractère particulier de la mission du baptisé : ne pas éteindre la mèche qui fume encore, ne pas briser le roseau froissé, ne pas crier, être ouvert à tous, apporter la justice, la lumière et la joie, être des artisans de paix et de réconciliation. Nous sommes invités à vivre et à agir comme notre Dieu : «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait» (Mt 5, 48).

Si chacun de nous vit son baptême, il y aura, dans notre monde, dans notre pays, dans nos familles,  plus de paix et moins de guerre, plus de tolérance et moins d’intransigeance, plus de justice et moins de fraude, plus de vérité, moins de mensonge et d’hypocrisie, plus d’espérance et moins d’orgueil, plus de lumière et moins de ténèbres…

Il y aura moins d’armes nucléaires, chimiques ou bactériologiques, moins de bombes à fragmentation qui tuent et blessent des milliers d’innocents, moins de terrorisme et plus de négociations et de dialogue… plus d’amour dans nos familles et moins de luttes et de séparations.

Aujourd’hui, nous sommes invités à suivre les traces de Jésus parce que nous aussi nous sommes les enfants bien-aimés de Dieu : «Celui-ci, celle-ci est mon fils, ma fille bien-aimée…». Nous sommes invités à la conversion afin de construire un monde de paix et d’amour avec Dieu. Le Christ est venu non pas pour détruire et punir mais pour se rapprocher de nous, particulièrement de ceux et celles qui ont été brisé par la vie.

 Joyeuse fête des Peuples à vous tous et toutes.

   Père Britto PANDIAN  

Épiphanie

 

 

epihanie

 

L’apparition du messie

 

Les mages sont venus non par curiosité, non pour apporter des présents, mais pour adorer.

Il est difficile de faire plier, de corrompre des gens qui n’adorent que Dieu. Ils sont incontrôlables et ne peuvent être manipulés, achetés ou corrompus. Le pouvoir, l’argent, la violence ne peuvent pas les faire «entrer dans le rang». Ce sont des gens dangereux pour le pouvoir en place.

Chaque dimanche, comme les mages, nous venons pour adorer le Seigneur. Nous venons pour rendre hommage à Dieu, pour le remercier, pour écouter sa parole, pour rencontrer la communauté chrétienne… et non pour assister à un spectacle intéressant.

Après être entré en contact avec le Seigneur, comme les mages, nous sommes invités «à retourner par un autre chemin», c’est-à-dire à penser d’une autre façon.

Notre rencontre avec Dieu nous mène toujours à la découverte de nouvelles routes, de nouvelles façons de faire.

Comme les mages, nous sommes invités aujourd’hui à devenir des chercheurs de Dieu, des pèlerins de l’éternité, des rêveurs d’un monde nouveau. Cette fête de l’épiphanie nous invite à nous mettre en route, à suivre l’étoile, à partager ce que nous sommes et ce que nous avons, à nous prosterner et adorer, à chercher un autre chemin.

 

                                                                       Père Britto PANDIAN, votre curé  

Nativité du Seigneur

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Réjouissez-vous

Nous sommes au troisième  dimanche de l’Avent, un dimanche de joie. L’Avent est un temps de pénitence et un temps de purification et de recueillement qui nous prépare à la venue du Sauveur. Ce jour de répit au milieu du temps de pénitence est un jour de joie, car nous en profitons pour entrevoir le but, qui est le salut et la rédemption finale.

Aussi ce dimanche est-il appelé Gaudete, du premier mot de l’Introït, comme le quatrième dimanche de Carême est appelé Lætare : ces deux mots voulant dire : réjouissez-vous.

C’est Marie qui nous donne Jésus : Vous êtes heureuse, Marie, parce que tout ce qui vous a été dit de la part du Seigneur s’accomplira en vousC’est de Bethléem que sortira le Roi dominateur qui apportera la paix à toutes les nations et qui délivrera son peuple du pouvoir de ses ennemis. Nos âmes participeront d’une façon spéciale à cette délivrance aux fêtes de Noël parce qu’elles sont l’anniversaire de l’entrée en ce monde du vainqueur de Satan.

Saint Jean-Baptiste prépara les Juifs à la venue du Messie ; il nous prépare de même à l’union, chaque année plus intime, que Jésus contracte avec nos âmes à Noël. Rendez droite la voie du Seigneur, dit le Précurseur. Aplanissons donc les chemins de notre cœur et le Sauveur Jésus y viendra pour nous donner ses grâces libératrices.

Si nous ressentons une grande joie à l’approche des fêtes de Noël qui nous rappellent la venue de l’humble enfant de la crèche, combien plus la pensée de sa venue dans tout l’éclat de sa puissance et de sa majesté ne doit-elle pas nous remplir d’une sainte exultation, parce que c’est alors seulement que notre rédemption trouvera sa pleine consommation.

Père Britto PANDIAN

Le chemin qui conduit à Noël est comme un appel à la persévérance : persévérance des parents qui désirent le meilleur pour leurs enfants… persévérance de Dieu qui nous veut heureux… persévérance de chacun de nous, dans nos vies quotidiennes de rencontres avec les autres…
Nous convertir à l’appel de Jean le Baptiste, c’est nous ouvrir à la source divine qui jaillit dans nos déserts humains de foi, d’affection, de relations, d’espérance…et d’amour fraternel…

Avec l’Évangile de ce dimanche, nous recevons ce message : Préparez vos cœurs à l’accueil de Jésus qui donne vie et sens à tous nos déserts. Si Jean-Baptiste proclame un baptême de conversion dans l’eau du Jourdain, il annonce aussi un baptême dans le feu de l’Amour de Dieu pour nous, donné par Jésus.

Oui, nous pouvons remercier Dieu fidèle qui, par le Christ vient nous ouvrir le chemin du salut. Il vient aujourd’hui féconder, par son Esprit, le travail de nos mains…

 

Oui, nous sommes vraiment éclairés par sa parole, soutenus par sa grâce, accompagnés par sa présence, fortifiés par son  Eucharistie. Comme au premier jour où il cheminait le long de la mer de Galilée, Jésus est là. Il est là qui croise notre route. Ses pas accompagnent nos pas. Son regard rencontre le nôtre. Il nous tient en sa main.

Préparons nos cœurs à l’accueil  de Jésus, le Sauveur.

                                                                                           Père Britto PANDIAN

Le temps de l’Avent marque le début d’une saison de préparation qui attend avec impatience la célébration de Noel et la seconde venue du Christ. C’est un temps de réflexion pour préparer notre cœur à la venue du Christ. Le temps de l’attente et de  l’espérance!

La couronne de l’Avent  faite de feuillages, symbolise  la vie éternelle. Le cercle nous rappelle l’amour sans fin de Dieu et la vie éternelle que Jésus rend possible. Les bougies de l’Avent sont souvent nichées dans la couronne à feuilles persistantes. Nous commençons à allumer la première bougie le premier dimanche de l’Avent ; les autres, chaque dimanche suivant.

  1. La première bougie symbolise l’espérance: c’est  la « bougie du prophète ». Les prophètes de l’Ancien Testament, en particulier Isaïe, attendaient et espéraient l’arrivée du Messie.
  2. La deuxième bougie représente la foi : c’est la « bougie de Bethléem ». Michée avait prédit que le Messie naîtrait à Bethléem, aussi lieu de naissance du roi David.
  3. La troisième bougie symbolise la joie : c’est  la « bougie du berger » A la grande joie des bergers, les anges ont annoncé que Jésus est venu pour les humbles et les  gens sans importance. Dans la liturgie, la couleur rose signifie joie.
  4. La quatrième bougie représente la paix: c’est la « bougie de l’ange ». Les anges annoncent que Jésus apporte  la paix — Il est venu pour nous rapprocher tous de Dieu et de nouveau les uns des autres.
  5. La cinquième bougie représente la lumièreet la pureté : c’est la  « bougie du Christ ». Elle trouve place au cœur de la couronne et sera allumée  à Noel.

Que le chemin de prière tout au long de l’Avent avec la Sainte Famille et l’Eglise nous conduise à la gratitude et à la joie lorsque nous entrons dans le temps de Noël.

Bon temps de l’Avent à tous et toutes !

Père Britto PANDIAN

Prions pour nos prêtres

Mgr Stanislas Lalanne souhaite que les fidèles du Val-d’Oise
portent dans la prière tous leurs prêtres
pendant la durée du pèlerinage sacerdotal,
à Rome, du 17 au 22 novembre 2019.

Prions pour nos prêtres

 prions-pour-nos-pretres

Novembre 2019

Début novembre, nous célébrons la fête de tous les saints et le jour suivant nous nous rappelons nos chers défunts. Novembre est le mois de la solidarité humaine. Nous prions pour nos défunts et ceux-ci continuent à nous accompagner dans notre pèlerinage de vie. « Accorde-leur, Seigneur le repos éternel, et que ta lumière sans fin brille sur eux. Que leur âme et les âmes de tous les fidèles défunts, par la miséricorde Dieu, demeurent dans la paix. »

En tant que chrétiens, nous ne voulons pas être de ceux qui  refusent de penser à la mort. Pascal, qui était un grand croyant disait : « Les êtres humains, n’ayant pas trouvé le moyen de guérir la mort, ont décidé de chercher le bonheur en évitant d’y penser. » Nous ne devons pas avoir peur de réfléchir sur notre propre mort afin de nous préparer à ce moment important.

Bien sûr, nous devons continuellement lutter contre la maladie, en étant toujours en faveur de la vie. Cependant, il ne faut pas oublier que, si la science médicale gagne bon nombre de batailles, à la fin, c’est toujours la mort qui a le dernier mot. Mais la mort n’est pas la fin de tout. Elle est un passage, une transformation.

Le Christ rappelle aux Sadducéens que notre Dieu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, est le  Dieu des vivants. Il les renvoie à cette image du Dieu des ancêtres, toujours fidèle à ses promesses, le Dieu de la vie!

Notre espérance chrétienne affirme que la vie, l’amour, la beauté, la compassion, l’attention aux autres, la bonté, la soif de justice, qui se trouvent en nous et que nous admirons chez les autres, ne disparaîtront pas avec la mort.

«Ne soyons pas abattus comme ceux et celles qui n’ont pas d’espérance» (1 Thessaloniciens 4, 13) et «Soyons toujours prêts à répondre à quiconque nous demande la raison de l’espérance qui est en nous.» (1 Pierre 3, 15)

 

 Père  Britto PANDIAN    votre curé

 

 

La liturgie nous invite à commencer ce mois en priant avec tous les saints et les bienheureux qui sont dans la joie éternelle et en pensant à tous nos défunts dans notre prière nous leur souhaitons du plus profond de notre cœur le bonheur du ciel.

En priant pour les morts, l’Eglise contemple avant tout le mystère de la Résurrection du Christ qui, par sa Croix, nous obtient le salut et la vie éternelle.

Aussi, avec saint Odilon, pouvons-nous redire sans cesse : »La croix m’est un refuge, la Croix m’est voie et vie […]. La Croix est mon arme invincible. La Croix repousse tout mal. La croix dissipe les ténèbres ». La Croix du Seigneur nous rappelle que toute vie est habitée par la lumière pascale, qu’aucune situation n’est totalement perdue, car le Christ a vaincu la mort et nous ouvre le chemin de la vraie vie.

Dans l’attente de voir la mort définitivement vaincue, des hommes « continuent sur terre leur pèlerinage; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore; d’autres enfin sont dans la gloire et contemplent la Trinité dans la pleine lumièreUnie aux mérites des saints, notre prière fraternelle vient au secours de ceux qui sont en attente de la vision béatifique.

Selon les commandements divins, l’intercession pour les morts obtient des mérites qui servent au plein accomplissement du salut. C’est une expression de la charité fraternelle de l’unique famille de Dieu, par laquelle « nous répondons à la vocation profonde de l’Eglise ». Pour les âmes du purgatoire, l’attente du bonheur éternel, de la rencontre avec le Bien-Aimé, est source de souffrances à cause de la peine due au péché qui maintient loin de Dieu; Mais il y a aussi la certitude que, le temps de purification achevé, l’âme ira à la rencontre de Celui qu’elle désire.

J’encourage donc vous tous à prier avec ferveur pour les défunts, pour ceux de leurs familles et pour tous nos frères et sœurs qui sont morts, afin qu’ils obtiennent la rémission des peines dues à leurs péchés et qu’ils entendent l’appel du Seigneur…

En confiant à l’intercession de Notre-Dame, de saint Odilon et de saint Joseph, patron de la bonne mort, prions pour nos chers défunts.

                                                                 Extrait de la réflexion de Saint Jean Paul II